Merci beaucoup pour ce texte. J'avoue être assez amusée du fait que les deux personnes en désaccord aient fait rédiger leurs réponses par un LLM (et on peut au passage constater que, contrairement à ce qui est écrit, ChatGPT n'a pas "d'avis" et avance des arguments différents, dans un style rédactionnel différent, aux deux personnes qui le lui ont demandé, avec par exemple des "où sont les études" et des "sophismes" à tout va dans la première réponse mais pas dans la deuxième - ça peut relever du prompt lui-même, mais probablement aussi et surtout de son adaptation préalable aux profils respectifs des deux utilisateurs et aux types d'arguments qu'ils trouvent habituellement convaincants...), puis se soient contentées de dire qu'elles étaient d'accord avec les réponses de l'IA. Un exemple en direct de centaure inversé, donc ?
Bien évidemment qu'une newsletter ne peut pas à elle seule exposer une alternative viable au capitalisme et trouver des réponses systémiques à chaque problème soulevé (solitude, difficulté à prendre le risque d'échouer, injonction à la productivité...), c'est lunaire d'en attendre autant. De même qu'il est lunaire d'attaquer sur le plan "Ouin ouin le texte dit que l'IA est la cause de tous les problèmes du capitalisme alors qu'il y a plein d'autres causes qui existent depuis beaucoup plus longtemps" ou "Ouin ouin l'autrice dit qu'utiliser ChatGPT pour rédiger un mail va conduire à la fin de la démocratie" alors que ce n'est absolument pas ce qui est dit (pour notre amateur de sophismes en tout genre plus haut, ça ressemble furieusement à un sacré épouvantail...).
Bref. Moi je dis merci, je partageais le constat de m'épuiser et de passer pour une terrible moralisatrice (ce que j'étais sûrement en partie) avec des arguments écologistes et déontologiques. Je m'étais déjà interrogée sur le refus de l'échec et de son rôle comme vecteur d'apprentissage (qu'en tant que professeure je connais très bien, et je suis intimement persuadée que c'est en passant par des échecs dans mes tentatives de structurer mes cours de manière claire et de trouver des exemples pertinents que je finis par mieux comprendre où les étudiants bloquent et par pouvoir les accompagner - c'est pourquoi à titre personnel je me refuse à court-circuiter ce processus en utilisant une IA pour générer des plans de cours ou me générer des exemples à la pelle), mais beaucoup moins sur la solitude. Je me reconnais beaucoup dans le besoin de partager immédiatement mes émotions négatives et d'avoir une réponse rapide d'un ami.
Bonjour Pauline !
Merci beaucoup pour ce texte. J'avoue être assez amusée du fait que les deux personnes en désaccord aient fait rédiger leurs réponses par un LLM (et on peut au passage constater que, contrairement à ce qui est écrit, ChatGPT n'a pas "d'avis" et avance des arguments différents, dans un style rédactionnel différent, aux deux personnes qui le lui ont demandé, avec par exemple des "où sont les études" et des "sophismes" à tout va dans la première réponse mais pas dans la deuxième - ça peut relever du prompt lui-même, mais probablement aussi et surtout de son adaptation préalable aux profils respectifs des deux utilisateurs et aux types d'arguments qu'ils trouvent habituellement convaincants...), puis se soient contentées de dire qu'elles étaient d'accord avec les réponses de l'IA. Un exemple en direct de centaure inversé, donc ?
Bien évidemment qu'une newsletter ne peut pas à elle seule exposer une alternative viable au capitalisme et trouver des réponses systémiques à chaque problème soulevé (solitude, difficulté à prendre le risque d'échouer, injonction à la productivité...), c'est lunaire d'en attendre autant. De même qu'il est lunaire d'attaquer sur le plan "Ouin ouin le texte dit que l'IA est la cause de tous les problèmes du capitalisme alors qu'il y a plein d'autres causes qui existent depuis beaucoup plus longtemps" ou "Ouin ouin l'autrice dit qu'utiliser ChatGPT pour rédiger un mail va conduire à la fin de la démocratie" alors que ce n'est absolument pas ce qui est dit (pour notre amateur de sophismes en tout genre plus haut, ça ressemble furieusement à un sacré épouvantail...).
Bref. Moi je dis merci, je partageais le constat de m'épuiser et de passer pour une terrible moralisatrice (ce que j'étais sûrement en partie) avec des arguments écologistes et déontologiques. Je m'étais déjà interrogée sur le refus de l'échec et de son rôle comme vecteur d'apprentissage (qu'en tant que professeure je connais très bien, et je suis intimement persuadée que c'est en passant par des échecs dans mes tentatives de structurer mes cours de manière claire et de trouver des exemples pertinents que je finis par mieux comprendre où les étudiants bloquent et par pouvoir les accompagner - c'est pourquoi à titre personnel je me refuse à court-circuiter ce processus en utilisant une IA pour générer des plans de cours ou me générer des exemples à la pelle), mais beaucoup moins sur la solitude. Je me reconnais beaucoup dans le besoin de partager immédiatement mes émotions négatives et d'avoir une réponse rapide d'un ami.
Bon dimanche !