Merci beaucoup pour cette newsletter, ça me fait du bien de lire ça, étant donné que je me débats moi aussi avec le fait de ne pas tomber dans un jugement moral, et avec les solutions à trouver pour désamorcer la séduction de l'IA. Ce qui me désespère le plus ce sont les blanc-seings institutionnels y compris à l'université et dans l'enseignement, plus que les usages individuels. Mais effectivement c'est important de se rappeler de quoi l'IA est le symptôme, pour réfléchir à des angles de discussion et de pratique (en plus du fait que ça plonge ses racines loin dans le capitalisme donc comme toujours on sait où taper, mais plus facile à dire qu'à faire). En cours à l'université j'ai pu remarquer que cette discussion est fructueuse quand on l'entame avec des étudiant-es, mais surtout dans des cours où ils ne sont pas notés et sont là pour développer des compétences sur le temps long, sur l'année entière par exemple. Là, beaucoup entendent bien l'importance d'expérimenter par soi-même, de faire des erreurs et d'être corrigés etc. Mais... Ça demande justement d'avoir remis en question certaines normes d'évaluation, d'accueillir les erreurs et maladresses inhérentes à ce processus, de leur présenter celles-ci sous un jour positif. Et de leur proposer des modalités d'apprentissage qui prennent leur sens sans ces outils, voire des moments sans écran du tout, pas pour stigmatiser leur usage mais pour montrer l'intérêt de la diversité des outils et des manières de réfléchir. (Ce que je trouve finalement très stimulant)
Merci beaucoup pour cette newsletter, ça me fait du bien de lire ça, étant donné que je me débats moi aussi avec le fait de ne pas tomber dans un jugement moral, et avec les solutions à trouver pour désamorcer la séduction de l'IA. Ce qui me désespère le plus ce sont les blanc-seings institutionnels y compris à l'université et dans l'enseignement, plus que les usages individuels. Mais effectivement c'est important de se rappeler de quoi l'IA est le symptôme, pour réfléchir à des angles de discussion et de pratique (en plus du fait que ça plonge ses racines loin dans le capitalisme donc comme toujours on sait où taper, mais plus facile à dire qu'à faire). En cours à l'université j'ai pu remarquer que cette discussion est fructueuse quand on l'entame avec des étudiant-es, mais surtout dans des cours où ils ne sont pas notés et sont là pour développer des compétences sur le temps long, sur l'année entière par exemple. Là, beaucoup entendent bien l'importance d'expérimenter par soi-même, de faire des erreurs et d'être corrigés etc. Mais... Ça demande justement d'avoir remis en question certaines normes d'évaluation, d'accueillir les erreurs et maladresses inhérentes à ce processus, de leur présenter celles-ci sous un jour positif. Et de leur proposer des modalités d'apprentissage qui prennent leur sens sans ces outils, voire des moments sans écran du tout, pas pour stigmatiser leur usage mais pour montrer l'intérêt de la diversité des outils et des manières de réfléchir. (Ce que je trouve finalement très stimulant)