Merci pour ce texte, que j'ai connu via l'Atecopol (dont j'ai signé le manifeste "face à l'IA générative, l'objection de conscience")
Jꞌen retire un encouragement à rester (ou redevenir) vivant(e) et à fabriquer des choses ensemble <3
intéressant, le coup du minotaure inversé, je m'en souviendrai
Je suis sous-titreuse (audiovisuel) depuis 25 ans, c'est un métier malmené depuis assez longtemps (dès 2004-2005 les premières délocalisations), mais j'ai toujours réussi à maintenir mon activité sans trop faire de compromis, quitte à réduire progressivement mon train de vie...
Je n'ai jamais cherché à gagner des mille et des cent, et je pense que ça découle de ma sensibilité pour les questions écologiques (limites, respect des autres formes de vie, recherche d'harmonie, etc.)
Ma situation actuelle : je n'ai pas eu de boulot depuis plus de 3 mois... ce qui nꞌétait jamais arrivé. Au-delà de l'insécurité financière, c'est brutal de se sentir jetée par-dessus bord sans bouée de sauvetage (700 balles par mois pour deux, comment dire...), et heureusement que je trouve à me rendre utile dans divers projets en collectif, sinon je sombrerais certainement dans le nihilisme… Déjà que je suis punk dans lꞌâme... On va droit dans le NO FOUTUR ! (spéciale dédicace à la team vélotypie qui sous-titrait Macron pendant la période du Covid)
Quand tout ça m'angoisse un peu trop, j'attrape un kalimba, un djembé ou une guitare pour improviser librement, ou je sors faire un tour de mon petit bout de terre de 8 000 m² (je sais, ça paraît beaucoup quand on est citadin, mais en vrai cꞌest riquiqui comparé aux champs agricoles qui nous entourent)… D'ailleurs, le fait de revenir vivre à la campagne, après 17 ans à Paris, ça m'a bien débloquée en tant que musicienne (amateure) ! Rien de tel quꞌun chant dꞌoiseau ou de grenouille, ou même juste la silhouette dꞌun chêne pour chatouiller la créativité ^^
Avec ma compagne (elle aussi précarisée, pour d'autres raisons), on plante des arbres, on sème et on cultive le lien aux autres, on se déplace peu, on a pas mal perdu en confort, mais on touille le risotto, on a le luxe dꞌun paysage sonore hi-fi et on peut voir les étoiles la nuit, voire même la Voie lactée par temps clair (les satellites d'E. Musk ne la masquent pas encore...)
Parmi mes adages : "cꞌest en se plantant quꞌon pousse !" (Damien Dekarz) ou encore "ralentir c'est s'affranchir !" (bibi)
Je ne sais pas qui lira ce commentaire, jꞌespère pas une IA-hahaha ;-)
Merci pour ce texte, que j'ai connu via l'Atecopol (dont j'ai signé le manifeste "face à l'IA générative, l'objection de conscience")
Jꞌen retire un encouragement à rester (ou redevenir) vivant(e) et à fabriquer des choses ensemble <3 intéressant, le coup du minotaure inversé, je m'en souviendrai
Je suis sous-titreuse (audiovisuel) depuis 25 ans, c'est un métier malmené depuis assez longtemps (dès 2004-2005 les premières délocalisations), mais j'ai toujours réussi à maintenir mon activité sans trop faire de compromis, quitte à réduire progressivement mon train de vie... Je n'ai jamais cherché à gagner des mille et des cent, et je pense que ça découle de ma sensibilité pour les questions écologiques (limites, respect des autres formes de vie, recherche d'harmonie, etc.)
Ma situation actuelle : je n'ai pas eu de boulot depuis plus de 3 mois... ce qui nꞌétait jamais arrivé. Au-delà de l'insécurité financière, c'est brutal de se sentir jetée par-dessus bord sans bouée de sauvetage (700 balles par mois pour deux, comment dire...), et heureusement que je trouve à me rendre utile dans divers projets en collectif, sinon je sombrerais certainement dans le nihilisme… Déjà que je suis punk dans lꞌâme... On va droit dans le NO FOUTUR ! (spéciale dédicace à la team vélotypie qui sous-titrait Macron pendant la période du Covid)
Quand tout ça m'angoisse un peu trop, j'attrape un kalimba, un djembé ou une guitare pour improviser librement, ou je sors faire un tour de mon petit bout de terre de 8 000 m² (je sais, ça paraît beaucoup quand on est citadin, mais en vrai cꞌest riquiqui comparé aux champs agricoles qui nous entourent)… D'ailleurs, le fait de revenir vivre à la campagne, après 17 ans à Paris, ça m'a bien débloquée en tant que musicienne (amateure) ! Rien de tel quꞌun chant dꞌoiseau ou de grenouille, ou même juste la silhouette dꞌun chêne pour chatouiller la créativité ^^
Avec ma compagne (elle aussi précarisée, pour d'autres raisons), on plante des arbres, on sème et on cultive le lien aux autres, on se déplace peu, on a pas mal perdu en confort, mais on touille le risotto, on a le luxe dꞌun paysage sonore hi-fi et on peut voir les étoiles la nuit, voire même la Voie lactée par temps clair (les satellites d'E. Musk ne la masquent pas encore...)
Parmi mes adages : "cꞌest en se plantant quꞌon pousse !" (Damien Dekarz) ou encore "ralentir c'est s'affranchir !" (bibi)
Je ne sais pas qui lira ce commentaire, jꞌespère pas une IA-hahaha ;-)
Salutations