Merci pour votre réponse et pour les précisions sur le prompt utilisé. J'aurais pour ma part été extrêmement surprise que ChatGPT, ou une autre IAg, soit d'accord avec un texte qui critique les IAg.
Concernant le "ouin ouin", qu'on soit bien d'accord, il ne s'agit pas du tout d'une critique du fait de pointer le manque de temps et/ou d'énergie dont on dispose pour argumenter en ligne (ou pour toute autre tâche, du reste). Je suis moi-même mère d'un enfant en bas âge, avec un travail à temps plein et des engagements divers et variés, donc loin de moi cette idée. C'est une critique deux réponses fournies par ChatGPT et Claude, qui me semblent globalement hors de propos en reprochant notamment des soit disant angles morts qui n'en sont en fait pas (e.g. le point de vue situé de l'autrice, qui est directement discuté dans le texte ; ou le fait de ne pas parler du rôle d'autres catalyseurs des crises actuelles ni de proposer des solutions systémiques, alors que ce n'est tout simplement pas l'objet du texte - si ça devait être le cas, ça ne serait pas une newsletter qu'il faudrait, mais des séries de bouquins entiers). Est-ce qu'un humain aurait pu taper à côté de la même manière lui aussi ? Oui, bien sûr. Mais par contre je ne sais pas si qui que ce soit se serait pâmé devant sa réponse "exceptionnelle".
Pour le reste, il y aurait beaucoup à dire effectivement. A titre personnel je ne pense pas que la réponse à une solitude destructrice ou à une difficulté à se confronter à l'échec, pour reprendre deux des points abordés dans la réponse qui vous a été faite, se trouve dans les IAg. Autant il y a des usages potentiellement utiles (comme la détection de cancers mentionnée dans le texte - avec les écueils qu'on sait), autant pour ces deux points je pense que c'est un miroir aux alouettes. Ca relève de l'anecdote personnelle, mais pour ma part j'ai été effarée des réponses de ChatGPT à des amis qui l'ont utilisé comme psy, par rapport aux psys (humains) que j'ai eus ou à des conversations avec des amis j'ai trouvé qu'il les brossait beaucoup plus dans le sens du poil (là où bah oui, désolée, des fois le changement passe par la "friction" et personnellement je remercie ma psy de m'avoir pointé doucement des schémas de pensée erronés chez moi, et mes proches de m'avoir dit que je déconnais à plein tubes quand c'était le cas), car son rôle c'est aussi de générer un texte qui plaît à l'utilisateur (qui sinon arrêtera tout simplement de l'utiliser). Et, sûrement du fait des textes sur lesquels il était entraîné, il pouvait verser dans des concepts de développement personnel voire d'ésotérisme ("être aligné avec soi-même", "démarche transformative", une amie a eu une proposition de faire des retraites pour résoudre ses problèmes d'image corporelle...) même sans y avoir été invité au préalable.
Pour l'apprentissage par l'échec, je pourrais parler assez longuement de ce que je constate dans le cadre professionnel depuis 1 an et de quelles notions et compétences sont devenues très dures à faire assimiler aux étudiants, et encore plus à évaluer ensuite, depuis qu'ils peuvent faire pré-mâcher le travail demandé par une IAg... et ce alors que non, contrairement à ce qu'on pourrait penser, elles ne sont pas devenues obsolètes. Donc on est contraints de changer nos manières d'enseigner et d'évaluer, de toute façon on n'a pas le choix, mais je suis assez inquiète des compétences réelles que certains jeunes devenus très dépendants à ces outils auront réellement une fois sur le marché du travail.
Bon lundi et bon courage pour la lessive et tout le reste :)
Bonjour Hélène !
Merci pour votre réponse et pour les précisions sur le prompt utilisé. J'aurais pour ma part été extrêmement surprise que ChatGPT, ou une autre IAg, soit d'accord avec un texte qui critique les IAg.
Concernant le "ouin ouin", qu'on soit bien d'accord, il ne s'agit pas du tout d'une critique du fait de pointer le manque de temps et/ou d'énergie dont on dispose pour argumenter en ligne (ou pour toute autre tâche, du reste). Je suis moi-même mère d'un enfant en bas âge, avec un travail à temps plein et des engagements divers et variés, donc loin de moi cette idée. C'est une critique deux réponses fournies par ChatGPT et Claude, qui me semblent globalement hors de propos en reprochant notamment des soit disant angles morts qui n'en sont en fait pas (e.g. le point de vue situé de l'autrice, qui est directement discuté dans le texte ; ou le fait de ne pas parler du rôle d'autres catalyseurs des crises actuelles ni de proposer des solutions systémiques, alors que ce n'est tout simplement pas l'objet du texte - si ça devait être le cas, ça ne serait pas une newsletter qu'il faudrait, mais des séries de bouquins entiers). Est-ce qu'un humain aurait pu taper à côté de la même manière lui aussi ? Oui, bien sûr. Mais par contre je ne sais pas si qui que ce soit se serait pâmé devant sa réponse "exceptionnelle".
Pour le reste, il y aurait beaucoup à dire effectivement. A titre personnel je ne pense pas que la réponse à une solitude destructrice ou à une difficulté à se confronter à l'échec, pour reprendre deux des points abordés dans la réponse qui vous a été faite, se trouve dans les IAg. Autant il y a des usages potentiellement utiles (comme la détection de cancers mentionnée dans le texte - avec les écueils qu'on sait), autant pour ces deux points je pense que c'est un miroir aux alouettes. Ca relève de l'anecdote personnelle, mais pour ma part j'ai été effarée des réponses de ChatGPT à des amis qui l'ont utilisé comme psy, par rapport aux psys (humains) que j'ai eus ou à des conversations avec des amis j'ai trouvé qu'il les brossait beaucoup plus dans le sens du poil (là où bah oui, désolée, des fois le changement passe par la "friction" et personnellement je remercie ma psy de m'avoir pointé doucement des schémas de pensée erronés chez moi, et mes proches de m'avoir dit que je déconnais à plein tubes quand c'était le cas), car son rôle c'est aussi de générer un texte qui plaît à l'utilisateur (qui sinon arrêtera tout simplement de l'utiliser). Et, sûrement du fait des textes sur lesquels il était entraîné, il pouvait verser dans des concepts de développement personnel voire d'ésotérisme ("être aligné avec soi-même", "démarche transformative", une amie a eu une proposition de faire des retraites pour résoudre ses problèmes d'image corporelle...) même sans y avoir été invité au préalable.
Pour l'apprentissage par l'échec, je pourrais parler assez longuement de ce que je constate dans le cadre professionnel depuis 1 an et de quelles notions et compétences sont devenues très dures à faire assimiler aux étudiants, et encore plus à évaluer ensuite, depuis qu'ils peuvent faire pré-mâcher le travail demandé par une IAg... et ce alors que non, contrairement à ce qu'on pourrait penser, elles ne sont pas devenues obsolètes. Donc on est contraints de changer nos manières d'enseigner et d'évaluer, de toute façon on n'a pas le choix, mais je suis assez inquiète des compétences réelles que certains jeunes devenus très dépendants à ces outils auront réellement une fois sur le marché du travail.
Bon lundi et bon courage pour la lessive et tout le reste :)