Un planning et une annonce
Bi·es, collectif coordoné par Camille Regache, sort le 15 mai.
Salut,
Plusieurs raisons de me plaindre :
- je n’ai toujours pas fini le manuscrit de mon roman,
- je suis actuellement malade.
Je vais vous raconter un truc idiot à propos de Une catastrophe naturelle, puis vous faire une annonce officielle.
Je me suis vraiment crue très maline
Quand j’ai fait mes plans très habiles pour Une catastrophe naturelle (pour rappel, mon essai-en-newsletter sur le post-partum et la maternité), je me suis dit très simplement : je vais consacrer une semaine par mois à sa rédaction. J’ai regardé mes habitudes de publication ici, et j’ai décidé de remplacer la 4ème newsletter du mois par un chapitre de Cata (comme je l’appelle en privé). Je publierais donc un nouveau chapitre le quatrième dimanche du mois, aucune raison que ça se passe mal, emballé c’est pesé.
Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas eu la présence d’esprit de vérifier quand tombaient les quatrièmes dimanches du mois ! Parce qu’en fait, à chaque fois qu’il y a des vacances scolaires sur ma zone, la quatrième semaine du mois est pile dedans ! Pire, c’est à chaque fois pile la semaine où je ne mets pas ma fille au centre aéré, où je prévois des voyages, bref : où je pose ma semaine. Depuis octobre, donc, je cours contre la montre, et force est de constater que je ne suis jamais parvenue à écrire un chapitre pendant la semaine si elle tombe pendant les vacances : en décembre j’ai publié un interlude rapide, en février j’ai demandé une période de grâce...
Et en avril, j’ai bouleversé mon calendrier d’écriture pour écrire le chapitre cette semaine, plutôt que d’essayer de faire l’impossible dans dix jours. Il est donc prêt, relu et programmé, et c’est à ça que j’ai dédié la majorité de cette semaine. Cela devrait me permettre, en théorie, de me concentrer les dix prochains jours sur... finir... ce fichu... manuscrit.
Je suis Bi·es, aux éditions Points féministe

Il sort le 15 mai et il n’a pas encore commencé sa vie médiatique officielle, mais la sphère très influente des Bisexuel·les VIP commencent à recevoir leurs services presses, la couverture est sur toutes les plateformes de vente alors il est temps pour moi de vous en parler ! J’ai participé au très attendu (pour moi et pour la commu, je pense) Bi·es, dernier adelphe en date après Pédés et Gouines dans la collection des inédits poche de Points féministe qui explorent de manière collective les orientations sexuelles (« et de genre », ai-je envie d’appeler de mes vœux pour un Trans bientôt, mais je n’en ai en réalité aucune idée même si ce serait la suite logique et extrêmement bienvenu).
Le casting est prestigieux puisqu’on y retrouve, sous la direction de la journaliste Camille Regache : Amandine Gay, Jeanne Godard-Davant, Mathis Grosos, Morgan N. Lucas, Stéphanie Ouillon, Préca (du compte Précarité Inclusive) et Charlotte Puiseux.
Quand j’ai reçu l’email de Camille pour m’inviter à participer au projet, au début du printemps de 2025, j’ai passé plusieurs jours à effectuer des petites danses de la joie dans mon salon à chaque fois que j’y repensais. Je ne saurais expliquer à quel point le fait d’être connue comme bisexuelle m’a donné l’impression d’être vue. Depuis, chaque étape dans la naissance de ce livre me fait l’effet d’un immense câlin à l’adolescente et la jeune adulte dans le placard que j’ai été. Je suis tellement heureuse qu’on parle, enfin, de la bisexualité.
J’ai décidé d’écrire une longue lettre d’amour à une de mes amies les plus chères, celle qui m’a donné le mot bie – disons-le franchement, celle qui m’a fait voir la lumière. Ce texte s’appelle « Lettre à Lucie » et j’ai hâte que vous puissiez le lire, lui et les neuf autres textes qui abordent la bisexualité chacun de leur manière. Je suis tellement honorée, tellement joyeuse. Un peu guérie, aussi.
Bref : ça sort le 15 mai pour la modique somme de 7,90 €. Je pense qu’on aura l’occasion de le fêter un peu avant pour les Parisien·nes dans la salle, et d’en parler un peu après pour les autres.
Trop hâte.
En vrac par ailleurs :
- Je n’ai pas fini mon manuscrit mais j’ai eu un appel tellement cool avec mon éditrice ! Mon moment préféré dans cette relation autrice-éditrice, c’est quand je suis au bout du rolls et que quelqu’une de brillante me dit « alors ton roman il parle de ça en fait », et que c’est exactement ça, et que ça m’aide à retrouver ma boussole.
- L’album jeunesse dont j’ai écrit le scénario continue de faire son petit bonhomme de chemin entre les mains de magicienne badass de l’immense star qui l’illustre. J’ai tellement hâte d’en dire plus ?!
- Je me suis beaucoup plaint plus haut concernant Une catastrophe naturelle, mais en réalité je suis très heureuse de ce processus d’écriture, de tenir la durée sur ce projet, de vos retours aussi qui sont toujours touchants et précieux. Merci !
- En ce moment, je relis Orgueil et préjugés pour préparer mes ateliers d’écriture sur la comédie romantique, et déjà bon ben, quel banger. Mais en plus je me lance dans une quête secondaire : j’ai décidé de comparer les traductions, pour enfin trouver la meilleure (à mes yeux), c’est-à-dire celle qui retranscrit le mieux la langue facile, élégante et hilarante d’Austen. (Si vous connaissez quelqu’un chez Gallmeister, je dirais pas non à un envoi gracieux de la version traduite par Josette Chicheportiche à 38 €... c’est mon graal dans cette quête...)
Je vous souhaite un bon dimanche, une bonne semaine et je vous dis à vite.
– Pauline
(Un message rédigé un samedi matin bien trop tôt, réveillée après une nuit affreuse et le corps fourbu de courbatures. Ouin ! C’est l’heure d’une tisane au miel, si vous permettez.)
Ajouter un commentaire: