Intérêts spécifiques : relire Orgueil et préjugés
Où l'on tombe dans un rabbit hole, comme à chaque fois.
Salut,
Je viens de finir de relire Orgueil et préjugés.
« Si vous tenez à me remercier, que ce soit en votre nom. Je ne tenterai pas de nier que le désir de vous rendre heureuse ait renforcé tous les autres motifs que j'avais d'agir. Mais votre famille ne me doit rien. Malgré tout mon respect pour elle, je crois n'avoir pensé qu'à vous. »
Livre III, chapitre 16. Tous les extraits sont issus de la traduction de Laurent Bury (2010) – Flammarion.
C'était, au pif, au moins ma onzième relecture de ce classique de la littérature anglaise. Je me souviens très bien de ma première (et des quatre ou cinq suivantes) : j'avais quatorze ans. Une correspondante d'Internet m'avait envoyé plein de livres, parce qu'elle déménageait et voulait s'en débarrasser. Parmi eux (c'est grâce à elle que j'ai lu du Salinger, du Dostoïevski, du Camus), ce poche à la couverture pas ouf, que j'ai dévoré d'une traite. C'était au début d'un été assez malheureux, au cours duquel je n'ai lu qu'un seul livre : Orgueil et préjugés, en boucle.
À la fin de l'année scolaire qui a suivi, j'ai été opérée de l'appendicite et pour égayer ma convalescence, ma mère m'a acheté Raisons et sentiments, me sortant d'une passion déraisonnable (comme Jane Austen les déteste tant) pour me faire entrer dans le domaine de l'entente sincère. Ce qui a commencé comme un amour obsessionnel est devenu une relation au long cours. J'ai grandi avec Jane Austen et cela m'a faite, d'une certaine manière.
Cette année, j'ai décidé de relire Orgueil et préjugés pour préparer un atelier d'écriture sur les comédies romantiques (où je lis des extraits de romans en lien avec la thématique). J'ai voulu en faire une lecture minutieuse et critique, souligner tous les moments-clé qui ont donné naissance à ce genre que j'affectionne tant,1 mais comme d'habitude j'ai été happée par le texte et je l'ai lu de nouveau d'une traite, esprit critique au placard.
Comme l'atelier se déroule avec des personnes francophones, je l'ai relu en français. Mais je n'ai plus l'édition de ma jeunesse - je crois qu'à un moment où le démon du tri a pris possession de ma vie, je l'ai donnée ou revendue car possédant une belle édition reliée et tissée du texte original,2 ça me semblait redondant. Il m'arrive régulièrement de racheter des livres dont je me suis débarrassée trop tôt. Je n'en conçois pas de regret.
Waiting for Mr Darcy...
« C’est une vérité universellement reconnue qu'un célibataire doté d'une certaine fortune est nécessairement à la recherche d'une épouse. »
Livre I, chapitre 1
J'ai jeté mon dévolu sur une édition de GF - Flammarion, traduite par Laurent Bury, parce qu'elle est préfacée par Alice Zeniter : comment résister à un tel argument ? Bien m'en a pris, cette préface est excellente. Elle jette un regard très contemporain sur cette histoire d'amour à laquelle je reviens, encore et encore, qui me fascine, dont j'ai dit même dans un podcast qu'elle était la raison pour laquelle j'ai été si tôt très exigeante avec les hommes. Je n'avais jamais lu posé aussi précisément ce qui m'attire dans la relation entre Elizabeth et Darcy.
Les millions de femmes qui fantasment sur Mr Darcy ne le font pas parce qu'il est riche, beau, intelligent et hautain, et que cela veut dire que s'il nous regarde, c'est qu'on est forcément digne d'attention – une chose précieuse, une femme extraordinaire. Je n'ai jamais cru que c'était là le nœud de l'histoire, mais c'est la mécompréhension de ce personnage, et d'autres histoires classiques comme Les Hauts de Hurlevent, qui ont donné naissance au trope de l'homme brillant et détestable que seul l'amour d'une femme saurait domestiquer.
« Je vous connaissais depuis un mois à peine que vous étiez déjà le dernier au homme au monde qu'on eût pu me forcer à épouser. »
Livre II, chapitre 11
Ce qu'Alice Zeniter met au jour, c'est que Darcy ne reste pas détestable et que ce n'est pas l'amour d'Elizabeth qui le fait changer. Au contraire : elle l'envoie paître et c'est ensuite qu'il se regarde dans le miroir et comprend que s'il veut être digne d'elle, il va vraiment falloir qu'il se sorte les doigts. Un homme qui travaille sur lui-même ?! Incroyable.
Avant cette préface, je disais que j'aimais Orgueil et préjugés parce que c'est un anti-conte de fées. C'est le enemies-to-lovers originel, ce qui veut dire que ce sont des gens qui apprennent à se connaître (et à dépasser leur orgueil, et leurs préjugés, bla bla bla), et que c'est cette connaissance intime qui permet l'amour. Soit je me suis construite ainsi parce que j'ai lu ce livre avant le début de ma vie amoureuse, soit j'étais déjà de cet avis et ce livre m'a donné des arguments. J'avais oublié que Jane Austen le disait texto !3
« Si la gratitude et l'estime forment une base acceptable pour l'affection, l'évolution des sentiments d'Elizabeth ne paraîtra ni improbable, ni blâmable. En revanche, si l'estime résultant de telles sources n'est ni naturelle ni raisonnable, comparée à celle dont on prétend si souvent qu'elle naît au premier regard, avant même que deux mots aient été échangés, alors rien ne saurait être dit pour sa défense, hormis ceci : elle avait goûté de la seconde méthode, avec son inclination pour Wickham, et son insuccès l'autorisait peut-être à se tourner vers l'autre mode d'attachement, bien moins intéressant. »
Livre III, chapitre 4
... in a world full of Wickhams
J'avais aussi oublié que toute l'affaire entre Wickham et Lydia était vraiment sordide, au fond. Le type s'enfuit avec une fille quand même beaucoup plus jeune (il doit avoir 25 ans, et elle en a 16 à peine), et pendant tout le temps où personne n'est sûr qu'il consentirait à l'épouser, il est clair que s'il refusait, cela ruinerait Lydia pour toujours. Car ils vivent sous le même toit sans union, mais ce qui me semble dit en sous-texte, du moins la question que je me suis posée pendant tout ce passage, c'est : que veut donc ce type ? Que cherche-t-il à obtenir de Lydia pendant ce laps de temps – et qu'il n'a pas réussi à obtenir de Georgiana Darcy quelques années auparavant ?
La réponse est : "des faveurs sexuelles". Si rien que le fait de vivre ensemble sans union est suffisant pour ruiner la réputation d'une jeune fille, ce n'est pas pour ruiner la réputation d'une jeune fille que Wickham agit ainsi, avec Lydia qui n'a aucune fortune qui pourrait intéresser l'homme vénal qu'il est, mais bien pour sa gratification personnelle.
On pourrait arguer que c'est idiot de lire un roman de l'époque georgienne avec un filtre post-MeToo, mais j'ai une sinusite affreuse et donc le droit d'être idiote : Wickham est un satané prédateur, manipulateur et récidiviste. À quatorze ans, j'ai reçu comme message : attention aux beaux parleurs, ils n'ont pas forcément ton meilleur intérêt à cœur. C'est peut-être Jane Austen qui m'a rendue misandre, en fait.
"Et que peut offrir Lydia, qu'a-t-elle en dehors de sa jeunesse, sa santé, et sa bonne humeur, pour qu'il renonce à tout espoir de tirer profit d'une riche alliance ? »
Livre III, chapitre 5
À cette relecture, j'ai aussi été frappée comme jamais auparavant par la scène du refus qu'Elizabeth oppose à l'insupportable Mr Collins, et qu'il lui répond en substance que son non est une coquetterie. Qu'en fait elle veut dire oui, et d'ailleurs elle aurait tort de dire non, parce qu'elle n'a aucune assurance que quelqu'un d'autre que lui voudra d'elle un jour.
C'est peut-être la traduction de Bury, plus contemporaine que celle lue à mon adolescence, ou c'est peut-être mon âge mûr, MeToo etc., mais ça y est, j'ai lu ces arguments en entendant ceux des hommes d'aujourd'hui. Qui essayent de choper des meufs, prennent des non pour des oui quand ça les arrange, et quand on se débat, répondent que de toute façon on est trop moches pour être baisées et qu'ils nous faisaient une fleur.
Forcément, après Collins le mascu en puissance, et à côté des mensonges et des manipulations de Wickham, l'acceptation du rejet d'Elizabeth par Darcy et sa véritable transformation par la suite : voilà ce qui le rend si mémorable. C'est ce standard-là, et pas la richesse ou l'importance, qui a fait de Darcy la figure romantique qu'il est devenu.
La romcom originelle
Jane Austen ne mentionne pas les futurs enfants de Mr et Mrs Darcy. Même si l'on se doute qu'ils arriveront, je ne peux qu'apprécier ce choix de taire l'inévitable pour préférer se concentrer sur autre chose : le fait que même une fois mariée, Elizabeth ne s'empêchera jamais d'être "effrontée", de "se moquer" de son époux, de lui dire exactement ce qu'elle pense, ce qui est un modèle pour la jeune Georgiana. Et pour toutes les jeunes femmes du monde, non ?
« Georgiana avait la plus haute estime possible pour Elizabeth, même si elle avait d'abord éprouvé une stupeur proche de l'effroi en l'entendant parler à son frère de manière si libre et si frondeuse. »
Livre III, chapitre 19
Orgueil et préjugés est tout autant une histoire d'amour qu'une comédie de mœurs, oui, et c'est aussi l'histoire d'une jeune femme intelligente qui refuse de se faire mielleuse et docile pour maximiser ses chances au jeu matrimonial. Qui refuse de se plier en quatre, quitte à s'effacer complètement, pour plaire à un homme pas très sympa de surcroît. Et qui est récompensée de sa résistance par un beau mariage d'amour, avec un homme qui a changé et qui est prêt à continuer de changer !
Il est possible qu'aucune comédie romantique en littérature n'ait réussi à reproduire ce qu'a fait Jane Austen avec Orgueil et préjugés, un mélange savoureux d'humour acerbe et de personnages complexes et attachants, dans une intrigue à la fois romantique et sociale. Mais je veux vraiment revendiquer ce livre comme part intégrante de l'ADN de la littérature romantique. Tout comme Darcy est pour beaucoup de femmes Le Modèle Parfait en matière d'homme à marier, le roman est pour moi l'exemple à suivre quand on veut écrire un roman d'amour, même léger, même drôle, même dont on sait qu'à la fin ils vécurent heureux.
Utiliser les codes de la romance, de la comédie romantique, utiliser l'humour et la satire, ne devrait pas empêcher un·e auteur·ice de prendre son sujet au sérieux. Jane Austen ne prétend jamais que l'amour est un sentiment risible, même quand il est contingent de réalités sociales inextricables.
À ce sujet, dans un récent épisode, le podcast Torchon met en parallèle Orgueil et préjugés et le film Materialists, qui comme le roman d'Austen, ne se voile pas la face quant aux réalités matérielles des vies amoureuses des femmes. Et un des animateurs dit en substance que Materialists est plus mièvre que l’œuvre austenienne, parce qu'à la fin, l'héroïne dédaigne le mariage de raison avec un homme fortuné pour choisir un mariage d'amour, avec un acteur sans-le-sou.
Et je suis désolée d'être cette meuf, mais reconnaître qu'au big XXIème siècle, une femme peut se permettre de ne pas faire un mariage d'argent, car le choix du cœur n'est pas synonyme de destitution (simplement d'un ajustement des attentes, et dans ce cas précis Lucy travaille sur ses défauts, de la même manière que Elizabeth travaille sur les siens), ce n'est pas mièvre ! C'est ce qu'on appelle le progrès social ! Encore heureux qu'une femme n'a plus forcément besoin d'un homme riche pour éviter de finir dans la pauvreté, ça n'empêche pas d'aborder le fait que l'argent est encore aujourd'hui un facteur dans les relations. Mais je m'égare, j'ai déjà beaucoup (trop) parlé de Materialists ici.
De toute façon, si l'argent et les bons mariages sont au cœur de tous les romans de Jane Austen, il est étrange de lui donner une supériorité morale sur les dénouements des intrigues car chez Austen aussi, l'amour triomphe toujours – il est juste, et c'est très commode, toujours accompagné d'argent. C'est le happy end traditionnel de la romcom, qui n'a pas à être dénigré ou camouflé. Les fins heureuses, c'est politique. (Et ici, un peu moral aussi : les femmes bonnes et sensées méritent leur rente et leur domaine immense, les écervelées et les dévergondées sont punies en devant quémander toute leur vie pour pallier les fautes morales de leur union malavisée.)
Orgueil et préjugés à l’écran
Autre chose qui est dit dans le podcast Torchon et qui m’a fait sourire : que le texte est si « sec » que les deux adaptations audiovisuelles les plus connues ont tenu à y ajouter une certaine dose d’érotisme : le fameux hand flex dans le film de Joe Wright en 2005, et un Darcy émergeant trempé d’un lac dans la série de la BBC en 1995.
Figurez-vous que c’est la première fois que ça m’a donné envie de voir la série de la BBC. Rangez vos huées si vous faites partie des forceuses, je crois fermement que Orgueil et préjugés n’a pas besoin de 6h d’écran pour être adapté correctement. Mais je me demande bien comment la série justifie de mouiller ainsi ce très propre, très convenable Fitzwilliam. N’est-ce pas un tout petit peu trop scandaleux, pour l’adaptation prétendument la plus fidèle ? (Je n’ai même pas regardé l’extrait que je vous ai lié plus haut pour garder la surprise intacte.)
En tout cas, cette flexion involontaire de la main dans le film est une tension érotique à laquelle je souscris entièrement, et je pense que Jane aurait validé aussi. Aider une femme à monter en voiture est un geste de gentleman, et si dans le livre ce n’est pas exactement à ce moment précis que Darcy tient la mai d’Elizabeth dans ce but, cela arrive bel et bien au moins une fois. La narration étant quasiment exclusivement du point de vue d’Elizabeth, on peut imaginer que même dans le livre, elle ne le voit pas mais que son corps de gentleman certes, mais d’homme néanmoins, réagit bel et bien à ce contact chaste, autorisé, mais forcément électrique.
Une nouvelle adaptation se prépare pour l’automne, avec l’autrice anglaise Dolly Alderton (dont j’ai beaucoup aimé le roman Good Material) au scénario, et je ne sais pas si on en a besoin. Je ne sais pas si je la regarderai, car je trouve correct de n’avoir de place dans mon cœur que pour une version de tous ces personnages. Il m’est difficile d’envisager quiconque d’autre que Judi Dench pour incarner Catherine de Bourgh, le véritable Darcy sera toujours pour moi Matthew MacFadyen, et la musique d’Orgueil et préjugés est celle de Dario Marianelli. L’été où j’ai découvert le roman, je suis allée passer une semaine chez ma marraine et j’ai découvert, exaltée, qu’elle avait enregistré le film de Joe Wright lors de sa diffusion à la télé avec son magnétoscope. J’ai tellement regardé la cassette qu’à la fin de l’été, la bande était abîmée.
J’ai toujours été un peu intense.
À la recherche de la traduction parfaite
On pourrait croire que j'en ai fini avec Orgueil et préjugés, mais ce serait bien mal me connaître. Fascinée par la traduction de Bury, que j'ai trouvée déroutante, à laquelle j'ai reproché parfois son manque d'élégance tandis qu'à d'autres moments, je me suis esclaffée à voix haute, j'ai décidé de me mettre en quête des différentes traductions françaises disponibles et de les comparer. Ça ne sert à rien, ce ne sera pas noté à la fin, mais ça me fera plaisir. C'est mon petit côté Mary Bennet, toujours prête à me lancer dans des projets pompeux pour rien d'autre que la gratification intellectuelle. Comme Mary, je peux être particulièrement agaçante en soirée.
J'ai trouvé d'occasion un exemplaire identique à celui de mon adolescence chez 10/18 qui contient la traduction tronquée de Leconte et Pressoir (1932). Je suis très contente d'avoir pu lire Jane Austen dans le texte, et aussi d'avoir découvert une traduction récente, car il paraît que "si vous avez lu Jane Austen, dans une traduction antérieure à 1970, vous n'avez jamais lu Jane Austen". J'ai également acquis la traduction très reconnue de Pierre Goubert pour Folio Classique (2007), et la toute récente de Françoise du Sorbier pour 10/18 (2026), qui est venue remplacer celle de mon adolescence. Me fait de l’œil la traduction de Josette Chicheportiche pour Gallmeister (2023), c'est la traductrice, entre autres, de Jean Hegland et je suis très curieuse de voir ce qu'elle a fait de ce texte. Mais c'est une édition coûteuse (38 € !), donc pas très haute sur ma liste des priorités. Et je constate que Le Livre de Poche a également sa propre traduction, par Sophie Chiari (2019), mais je trouve la couverture un peu moche alors il faudra me convaincre.
Qu'est-ce que je vais faire de toutes ces versions ? Les relire. J'aimerais dire que je le ferai avec sérieux et stylo en main, mais il est plus probable que, si c'est bien fait, je me retrouve comme au premier jour, à dévorer Orgueil et préjugés avec passion. Dans l'idéal, j'aimerais trouver ce qui a été supprimé de la version de Leconte et Pressoir4, j'aimerais comprendre comment traduire l'ironie, l'humour d'Austen, et comment faire honneur à sa langue.
Je m'auto-décernerai ensuite un doctorat honorifique à l'issue d'une soutenance de thèse factice (= une soirée PowerPoint où j'infligerai un tunnel à mon audience en l'échange de sourires polis). Voilà mon plan, voilà ma destinée.
En attendant, je vous laisse avec ma citation préférée de tout le livre, qui rassemble tout, l’humour, l’élégance, la finesse :
« Je lui pardonnerais aisément sa fierté, s'il n'avait pas mortifié la mienne. »
Livre I, chapitre 6
Merci de votre attention, à bientôt.
– Pauline
Même si on voudra vous dire que les romans d'Austen ne sont pas des "comédies romantiques" mais des "comédies de mœurs". Je trouve cet avis un peu snob, il veut juste dire qu'une comédie romantique ne peut pas être un excellent roman à tout points de vue, ni offrir un regard aiguisé sur la société qu'il dépeint, et vous devez bien imaginer que je ne suis pas d'accord avec cette vision des choses. ↩
C'est l'édition de Penguin Clothbound Classics, qui est très belle et pleine de paratexte intéressant : biographie, analyses... ↩
Il est possible que je n'aie jamais lu ce passage, en fait, car j'ai découvert en me lançant tête la première dans cette spirale austenienne que la traduction de ma jeunesse, qui date de 1932 par Leconte et Pressoir (deux femmes !), est une traduction partielle. Des paragraphes entiers ont été coupés au montage, ce qui me sidère. J'avais bien lu, depuis, la version originale, mais il n'est pas exclu que mon esprit ait eu plus de facilités à retenir celle que j'ai lue cinq fois en deux mois comme une forcenée et encore quatre autres fois sur cinq ans, avant de tenter la VO. ↩
Il existe sûrement une page internet qui recense ces coupes, mais que serait une femme sans une quête futile ? Ne me retirez pas mes quêtes futiles. ↩
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